Jean-François Copé: « Politiques et entrepreneurs doivent construire ensemble »

Extrait de Parole d’entrepreneurs le Blog du Figaro de Yann Legales

Jean-François Copé: « Politiques et entrepreneurs doivent construire ensemble »

Par Yann Le Galès le 7 mars 2011 6h34 | Lien permanent | Commentaires (2)

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Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a rencontré les entrepreneurs membres de l’association Parrainer la croissance présidée par Denis Jacquet. Il est interviewé par Brice Alzon, fondateur de MDSAP, maison des services à la personne.

Brice Alzon.- Etes-vous pour la suppression de l’ISF? Quelles seront les conséquences d’une réforme de l’ISF sur le financement des entreprises?

Jean-François Copé.- C’est une longue question. A partir du moment où l’on supprime le bouclier fiscal, il faut  supprimer ou aménager l’ISF.Comme cette question est en débat, la seule chose que je peux vous dire est que l’ISF est un impôt sur la détention du patrimoine et que ce n’est donc pas très cohérent. Nous sommes le seul pays en Europe qui pratique l’ISF et je ne suis pas fanatique de l’ISF. Si l’on doit le conserver, pour partie, pour des raisons budgétaires,il faut alors évidemment l’aménager et revoir le barême.Ce à quoi nous sommes en train de réfléchir. Enfin, dernier point et non des moindres, il faudra évidemment voir ce qu’il en est des incentives qui existent en faveur de l’investissement dans les PME. C’est un point qu’il faudra intégrer dans la réflexion, notamment si l’on ne supprime pas totalement l’ISF.

Brice Alzon.- Quelles sont les trois mesures phares qui favoriseront l’entrepreneuriat en France?

 Jean-François Copé.- Je souhaite que les cinq années qui viennent soient des années où les TPE deviennent des PME. Pour être plus précis, qu’elles deviennent des entreprises de taille intermédiaire à l’image de l’Allemagne. Nos petites entreprises sont trop petites. Donc elles ne sont pas en situation d’investir et d’exporter. Il faut aussi que les PME soient mieux adossées aux grands groupes. A l’image de ce qui se fait en Allemagne. Il faut que l’on trouve pour elles des financements non bancaires qui viennent compléter les financements auxquels elles n’ont pas droit aujourd’hui.Enfin, les administrations doivent se transformer pour être un peu moins des administrations de contrôle et un peu plus des administrations à leur service. C’est vrai dans l’ndustrie, les services et l’agriculture.

Brice Alzon.- Je vais participer en novembre prochain au G20 des jeunes entrepreneurs. Ne serait-il pas nécessaire que les entrepreneurs et les dirigeants politiques travaillent main dans la main?

Jean-François Copé.- C’est indispensable. Je milite beaucoup pour cela. Je suis pour que l’on fasse tomber le mur de Berlin entre les politiques et les entrepreneurs. C’est la raison pour laquelle je viens, à chaque fois que je le peux, dans des réunions comme celle-la car je pense que c’est une excellente opportunité de construire ensemble des choses nouvelles.

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